GABRIEL ROSSET

La carrière d’enseignant
Fondateur du Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, Gabriel Rosset est né en 1904 en Isère dans une modeste famille d’origine paysanne. Il entre à l’Ecole Normale d’instituteurs de Grenoble puis à l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud et devient professeur chargé de la formation des futurs instituteurs. Il occupe ensuite différents postes d’enseignant, notamment au Lycée Lacassagne où il reste jusqu’à sa retraite.
Une rencontre déterminante
Au sein d’un groupe d’amitié chrétienne réunissant de jeunes étudiants catholiques, il rencontre Antoine Martel, un homme « dévoré de l’amour du Christ et des pauvres, qui poussa le don de soi jusqu’à l’héroïsme ». À son exemple, Gabriel Rosset oriente définitivement sa vie au service des autres dans le respect de la voie chrétienne.
Une vie au service des autres

Il partage alors sa vie entre ses élèves et les sans-abri. Chaque soir, il est présent à l’accueil du Foyer où il questionne et écoute. Durant 25 ans, il se consacre au service des autres et travaille sans relâche, initiant ainsi de nombreuses vocations.
Le 26 décembre 1974, après avoir fêté Noël comme chaque année avec les sans-abri, il va se recueillir à la Trappe Notre-Dame des Dombes. Atteint d’une hémorragie cérébrale, il meurt à l’Hôtel Dieu le 30 décembre. Lors de la cérémonie des funérailles, le Cardinal Renard exprima le souhait “que Dieu soit toujours servi dans ses pauvres sur notre terre lyonnaise comme il le fut par notre ami”.
Un de ses anciens élèves lui rendit hommage en écrivant : “C’est dans les années 50 au Lycée Chaponnay que j’ai eu (…) la chance et même probablement la grâce, d’avoir Gabriel Rosset comme professeur de lettres. Il nous apprit non seulement la littérature, mais à travers elle, nous fit découvrir les vraies questions, celles qui portent sur le sens de la vie. Nous avions tous conscience de vivre des temps forts, non seulement parce que ses paroles étaient en accord avec la générosité de la jeunesse, mais parce que nous savions tous que ses propos n’étaient pas de bonnes paroles, mais qu’ils étaient au contraire l’expression d’un témoignage vécu”.